Comment la migraine affecte-t-elle mon appétit

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Ma migraine a souvent une incidence sur mon appétit. Parfois, je ne veux rien manger. Ce n’est pas seulement un manque d’appétit, mais presque une aversion pour la nourriture... comme si chaque bouchée allait me faire sentir encore plus mal voire plus nauséeuse. Mon poids a par conséquent fluctué. Au cours d’une période particulièrement difficile, j'ai ainsi perdu 7 kilos en un mois car les nausées et les fortes douleurs rendaient l’idée même de manger impossible.

Parfois, en revanche, la migraine me donne la sensation d’être affamée et que rien ne pourra me rassasier.

Pour essayer de comprendre ces variations, j’ai réfléchi à la façon dont je vivais avec la migraine, afin d'évaluer l’impact qu’elle a sur mon appétit. Voici le résultat de mes réflexions.

L'évolution de mon appétit aux différents stades d’une crise de migraine

Avant la survenue de la migraine

Cela arrive rarement, mais, parfois, juste avant qu’une crise de migraine ne se déclenche, j’ai horriblement faim. Comme si j’avais besoin de manger le plus possible. À ce moment précis, je ne rêve d’aucun aliment en particulier. Tout me convient.

Ces fringales surviennent lorsque je suis dans la phase prodromique de ma migraine, autrement dit juste avant sa survenue. Même après toutes ces années, j’ai du mal à identifier le fait que la migraine est à l’origine de ma faim. Ce n’est qu’une fois que la douleur arrive que je comprends que ces fringales étaient un signe avant-coureur. Je me fais berner à chaque fois !

Pendant les nausées liées à la migraine

Comme de nombreuses personnes souffrant de migraine chronique, les crises provoquent chez moi des nausées. Comme vous pouvez l’imaginez, dans ces cas-là, je n’ai absolument pas envie de manger.

Pour soulager les nausées, je me rabats alors sur du thé ou des gommes au gingembre. Cela fonctionne, mais en partie seulement.

Pendant les crises extrêmes

Lorsque je suis frappée de crises extrêmement sévères, marquées par des douleurs intenses, je m’isole dans une pièce sombre. Dans ces cas-là, je peux à peine lever la tête de l’oreiller. La nourriture est la dernière chose à laquelle je songe.

Pour autant, lorsque cela arrive, je me force à manger. En effet, un estomac vide et une hypoglycémie peuvent intensifier la douleur de ma migraine. Ce n’est pas agréable, mais je m'y astreins malgré tout.

Les variations d’appétit sont fréquentes

En réfléchissant à mon expérience, j’ai échangé avec quelques amis migraineux sur les réseaux sociaux pour comprendre comment la migraine influençait leurs habitudes alimentaires.

Nombre d’entre eux m’ont indiqué qu’ils avaient constaté une augmentation de leur appétit. Ils m’ont expliqué que leurs fringales débutaient avant le déclenchement de la migraine et qu’ils avaient envie de dévorer toutes sortes d’aliments, qu’ils soient bons pour la santé ou pas : sucre, pizza, chips, frites et sodas.

Beaucoup d'autres ont précisé qu’ils avaient remarqué une forte diminution de leur appétit du fait de leurs nausées, comme c'est le cas pour moi. Mes amis m’ont alors indiqué qu’ils se forçaient souvent à manger quelque chose pour ne pas aggraver la douleur. Ils ont mentionné que les seules choses qu’ils pouvaient tolérer pendant ces périodes étaient du soda au gingembre, des crackers, de la soupe au poulet et aux nouilles et du thé au gingembre.

Quelques personnes ont indiqué qu’elles ressentent souvent une faim intense et des nausées en même temps, une situation que je ne leur envie vraiment pas.

Le point à retenir

Il apparaît clairement que la migraine peut avoir un impact considérable sur l'appétit. S'il est important de repérer les facteurs déclenchants de la migraine, il ne faut pas pour autant oublier que des variations significatives de l’appétit peuvent être les signes avant-coureurs d'une crise de migraine. Il peut être bon que vous gardiez cela à l’esprit ou que vous le notiez dans un agenda de la migraine afin d’essayer d’identifier des schémas. Cela vous permettra d’agir de façon proactive pour traiter les symptômes dès qu’ils surviennent.

Ce témoignage et les informations présentées ont une visée pédagogique et ne constituent pas des conseils spécifiques pour l'évaluation, la gestion ou le traitement d'une quelconque pathologie.

COB-FR-NP-00154 – Janvier 2026

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